| Un grand maître à Strasbourg |
| Stage de Kung fu shaolin |
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Maître Shi de Sheng a transmis, hier, ses valeurs et fait découvrir d'autres techniques du Kung fu aux Strasbourgeois(Photo DNA - Yves Dieffenbacher) Pour les passionnés d'arts martiaux, la rencontre avec un grand maître revêt un caractère aussi exceptionnel que celle avec une star pour un mélomane. Homme souriant Hier, au gymnase du Bon Pasteur à Strasbourg, une quarantaine de pratiquants de Kung fu shaolin ont eu l'honneur d'une journée de stage avec le maître Shi de Sheng, venu tout droit de Chine avec son disciple. Pour l'homme souriant et d'un calme communicatif, enseigner le Kung fu ne peut commencer sans l'apprentissage des vertus : « Si on n'a pas un bon coeur, on ne peut pas l'apprendre. Le Kung fu ne doit pas servir à des bagarres », insiste-t-il par l'intermédiaire de son traducteur Aziz Terchague, président de « Kung Fu développement », organisateur de la tournée du maître à travers la France. Entraînement intensif Le grand maître se met en place devant les participants alignés sur deux rangées. On se salue. Puis commence un échauffement d'environ une heure : pas chassés, sauts, étirements de tous les muscles, frappes dans le vide... Tout simplement impressionnant. Place ensuite aux enchaînements de base ou « ji ben gong ». On s'emmêle parfois les pinceaux, on réessaie, on s'accroche. Petite pause. Gonflés à bloc, Arnaud, 15 ans et Phat-Vinh, 19 ans, s'exclament : « Il nous apporte de la motivation, pour nous entraîner encore plus. Il est impressionnant ». Techniques de défense Avec le Kung fu, ces jeunes-là ont trouvé une vraie philosophie de vie : « Quant on commence, c'est un sport de défense, par la suite, ça devient une passion puis une façon de vivre. On a changé dans notre manière de penser, de voir certaines personnes. On juge moins ». Créé il y 1 500 ans par les moines shaolin qui se sont inspirés des animaux pour développer des techniques de défense contre les brigands, l'ancêtre des arts martiaux a évolué vers une démarche plus globale. Dépasser ses limites Pour Lyès Aissoub, directeur technique de l'association « Kung fu contact espoir », la rencontre avec le grand maître revêt un caractère symbolique : « Grâce à lui, on voit l'origine-même de l'enseignement de manière concrète. Au-delà du kung fu, il représente le bouddhisme, une spiritualité », confie-t-il, avant de préciser : « J'ai grandi dans une cité, je zonais. Quand j'ai découvert les arts martiaux, j'ai compris qu'on pouvait être plus sûr de soi, dépasser ses limites, toujours dans un but positif ». Il a d'ailleurs créé cette association en espérant que le plus grand nombre, et particulièrement les jeunes des cités, se retrouvent dans cet art martial. B.R. Kung Fu contact espoir : Lyès au *06 70 28 58 64 ou Cédric au *06 61 97 97 83. Dernières Nouvelles d'Alsace, Dimanche 20 Avril 2003. |