| Conférence de presse du 20 mars 2008 |
| 2008-03-20 |
|
Dans l'après-midi du 20 mars 2008, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse et répondu aux questions des journalistes portant sur, entre autres, les crimes extrêmement violents?saccages, sabotages, pillages et mises à feu?perpétrés récemment à Lhassa. Qin Gang: Bonjour à tous. Maintenant, je suis prêt à répondre à vos questions. Q: Pourriez-vous me dire combien de policiers ont été déployés par le gouvernement chinois au Tibet? Selon des reportages, des incidents similaires se sont également produits dans des régions comme les provinces du Gansu et du Sichuan. Quelles sont les mesures prises par le gouvernement chinois pour y faire face? Est-ce qu'il a eu recours à l'Armée populaire de Libération? Selon le Règlement sur les activités de reportage des journalistes étrangers durant les Jeux Olympiques de Beijing et la période préparatoire, les journalistes étrangers peuvent exercer leur métier en toute liberté en Chine. Maintenant, pourquoi les journalistes étrangers ne peuvent-ils pas aller dans l'Ouest de la Chine pour des activités de reportage?Est-ce que cela va à l'encontre du Règlement? R: A l'heure actuelle, l'ordre public à Lhassa a déjà été rétabli pour l'essentiel. Les troubles engendrés par certaines personnes dans quelques autres régions ont été également apaisés. Je tiens à souligner que tout acte visant à saboter la stabilité sociale et à diviser le pays est impopulaire et voué à l'échec. A cause des incidents survenus dans certaines régions, les départements chinois chargés de l'exécution de la loi ont le droit de prendre, en vertu de la loi, des mesures spéciales en fonction des réalités sur place. Nous souhaitons bénéficier de la compréhension et de la coopération de la part des médias et des jorunalistes.Vous estimez que le Règlement sur les activités de reportage des journalistes étrangers durant les Jeux Olympiques de Beijing et la période préparatoire autorise les journalistes étrangers à excercer leur métier en toute liberté en Chine, mais, il n'existe pas de liberté absolue partout dans le monde. Dans le même sens, l'article 1 du Règlement stipule que les activités de reportage des journalistes étrangers en Chine doivent se conformer à la législation chinoise. Nous espérons que les journalistes étrangers pourront observer les lois et règlements concernés de la Chine. Je voudrais souligner qu'il n'y a aucun changement dans notre principe consistant à encourager les journalistes étrangers à faire des reportages justes et objectifs en Chine. Dans le même temps, je vous prie de faire preuve de compréhension à nos départements chargés de l'exécution de la loi. Ils ont le droit de prendre des mesures spéciales face aux circonstances particulières, ce qui n'est pas rarement vu dans d'autres pays. Q: Lors de sa conférence de presse en marge des sessions annuelles de l'APN et de la CCPPC de Chine, le Premier Ministre Wen Jiabao a dit qu'on envisagerait d'organiser des visites des jorunalistes étrangers au Tibet. Lhassa a déjà retrouvé pour l'essentiel sa stabilité. Quand pouvons-nous y aller? En outre, pourriez-vous nous informer du contenu de la conversation téléphonique d'hier entre le Premier Ministre Wen Jiabao et son homologue britannique Gordon Brown? Selon le Premier Ministre Gordon Brown, ce qui importe le plus pour le moment, c'est d'ouvrir le dialogue avec le Dalaï Lama. La partie chinoise a émis des critiques à Gordon Brown pour l'annonce de sa rencontre avec le Dalaï Lama. Veuillez nous en donner des explications? R: Nous comprenons très bien le désir des médias et des journalistes étrangers de courvrir cette affaire. Nous sommes en train de travailler pour arranger la visite des journalistes étrangers à Lhassa, et nous vous en informerons dès que nous aurons eu des nouvelles. S'agissant de la deuxième question, nous avons déjà publié les informations concernées. Lors de leur conversation téléphonique, le Premier Ministre Wen Jiabao et son homologue britannique Gordon Brown ont échangé des vues sur les relations bilatérales, et ils ont parlé des crimes violents perpétrés récemment à Lhassa. Nous sommes profondément préoccupés par l'annonce du Premier Ministre Gordon Brown de rencontrer le Dalaï Lama. Nous avons indiqué à plusieurs reprises que le Dalaï Lama n'est pas un simple homme religieux, mais un exilé politique qui se livre depuis longtemps à des activités visant à diviser la patrie. Les crimes extrêmement violents?saccages, sabotages, pillages et mises à feu?perpétrés récemment à Lhassa ont dévoilé une fois de plus la nature séparatiste de la clique du Dalaï Lama. Nous demandons énergiquement à la partie britannique de voir clairement le visage réel du Dalaï Lama et de n'apporter aucun soutien ni au Dalaï Lama ni à ses activités séparatistes. Q: Le Dalaï Lama a dit qu'il ne soutenait pas les violences. Si les violences poursuivent leur escalade, il démissionnera. Quels sont les commentaires de la partie chinoise là-dessus? Est qu'elle ouvrira le dialogue avec lui? R: A l'heure actuelle, l'ordre public à Lhassa a été rétabli pour l'essentiel. Les crimes violents perpétrés récemment à Lhassa ont fait l'objet d'une condamantion véhémente et d'une ferme opposition de tous les groupes ethniques du Tibet. Ces incidents ont été prémédités et fomentés par la clique du Dalaï Lama, et elle ne peut pas échapper à la condanmation de la justice. Sur le dialogue avec le Dalaï Lama, le Premier Ministre Wen Jiabao a clairement réitéré récemment la potision de principe du gouvernement central à cet égard. Notre position sur l'engagement du dialogue avec le Dalaï Lama est constante et claire et reste inchagnée. Q: Lors d'une récente réunion d'information sur la situation à Lhassa, les officiels chinois ont dit que les personnels de l'exécution de la loi n'avaient pas utilisé d'armes meurtrières dans le traitement des incidents à Lhassa. Est-ce qu'il en va de même pour les personnels de l'exécution de la loi en poste dans les autres régions où vivent des Tibétains? Deuxième question, le Président Hu Jintao se rendra au Japon au mois de mai pour une visite. La situation actuelle au Tibet aura-t-elle des impacts sur le programme de visite du Président Hu Jintao? R: Pour la première question, face aux crimes violents perpétrés récemment à Lhassa, le gouvernement de la Région autonome du Tibet et les départements chargés de l'exécution de la loi ont fait preuve d'une grande retenue pour traiter cette affaire en vertu de la loi, sans avoir porté ni utilisé des armes meurtrières. Aucun pays et gouvernement dans le monde ne saurait tolérer ce genre de violences. Tout gouvernement responsable a le droit de traiter ce genre d'affaire conformément à la Constitution et aux lois, afin de préserver la stabilité sociale, de protéger l'ordre juridique et de défendre les intérêts fondamentaux de la population. Et nous en sommes capables nous aussi. Quand à votre deuxième question, nous avons exprimé à maintes reprises la position du gouvernement chinois sur les violences perpétrées à Lhassa, en indiquant la nature et l'origine de ces incidents. Nous avons la certitude que tout pays et gouvernement impartial et épris de justice pourra comprendre et soutenir les mesures prises selon la loi par les départements compétents de la Chine. Je n'ai pas entendu dire que ces incidents auraient des impacts sur la visite du Président Hu Jintao au Japon, à moins que certaines personnes tentent de créer de nouveaux obstacles aux relations sino-japonaises en profitant de ces incidents. Q: Le Pape a dit hier à Rome qu'il était triste pour les incidents survenus au Tibet, tout en espérant que la partie chinoise pourrait faire preuve de retenue. Comment y réagissez-vous ? D'après des reportages, le Premier Ministre britannique Gordon Brown a révélé que le Premier Ministre Wen Jiabao avait dit hier qu'il entendait ouvrir le dialogue avec le Dalaï Lama sous certaines conditions. Quelles sont ces conditions? R: Tout d'abord, je tiens à souligner que les incidents survenus à Lhassa sont des crimes extrêmement violents qui avaient pour but de saboter la satabilité sociale, la vie tranquille et harmonieuse de la population et les Jeux Olympiques de Beijing, et de porter atteinte à la souverainté nationale, à la sécurité et à l'intégrité territoriale du pays. J'ai la conviction que tout pays et toute personnalité impartial et capable de distinguer le vrai du faux peut en tirer une conclusion juste. Vous avez tous vu les photos et les images télévisées prises sur place. Ces actes sont-ils des "manifestations pacifiques" ou des crimes de violence? Les massacres, les mises à feu, les pillages et les sabotages des magasins, des écoles et des banques sont-ils des "manifestations pacifiques"? Ce genre d'actes sont-ils tolérables? Si oui, y a-t-il encore la loi, les droits de l'homme et la justice dans le monde? Par conséquent, c'est justement pour préserver l'ordre social, la stabilité sociale et les intérêts fondamentaux de la population que les départements compétents de la Région autonome du Tibet ont pris des mesures en vertu de la loi pour traiter ces criminels. Nous espérons que nous pourrons bénéficier de la compréhension et du soutien de la communauté internationale à cet égard. Question du même journaliste: Le Pape a dit qu'il espérait que les deux parties feraient preuve de retenue et de tolérance. Quelle est votre réaction? R: Tout à l'heure, j'ai déjà répondu à cette question. Les criminels seront punis par la loi. Voilà ce que tous les Etats de droit et tous les gouvernements responsables ont à faire. Est-ce que vous pouvez tolérer les saccages, les sabotages, les pillages et les mises à feu dans votre pays? La police sera-t-elle indifférente? Le gouvernement restera-t-il les bras croisés? Je me souviens encore comment la police de votre pays avait traité les manifestants lors du Sommet de G8 et je pense que vous pouvez vous en rappeler. Sur la question d'engager le dialogue avec le Dalaï Lama, la position du gouvernement chinois est constante et claire. Le Dalaï Lama doit renoncer à sa position pour l'"indépendance du Tibet", cesser complètement ses activités visant à diviser la patrie et reconnaître que le Tibet et Taiwan font partie de la Chine. Nous espérons qu'il pourra bien comprendre la situation, suivre le courant de notre temps et rompre avec son passé. Si le Tibet lui tient vraiment à cœur, il doit, de son vivant, agir dans l'intérêt de la population tibétaine au lieu de faire le contraire. Q: Aujourd'hui, deux journalistes allemands ont été expulsés du Tibet. Quel est votre commentaire là-dessus? Par ailleurs, est-ce qu'il y a eu des morts et des blessés dans les émeutes dans les provinces du Gansu et du Sichuan, en particulier à Aba dans la province du Sichuan? Le "gouvernement tibétain en exil" a publié des images montrant des personnes blessées par balles pendant l'émeute à Aba. Quelle est votre réaction? R: Pour l'instant, je n'ai pas de détails sur la visite des deux journalistes allemands au Tibet. Nous comprenons les souhaits et les besoins des journalistes étrangers pour couvrir cette affaire. Dans le même temps, nous vous demandons de respecter et observer les lois et règlements chinois pertinents et de suivre les arrangements pris par les personnels chinois chargés de l'exécution de la loi. Concernant les rassemblements illégaux dans quelques autres localités, les autorités compétentes ont déjà pris des mesures conformément à la loi. En tant que porte-parole du Ministère des Affaires étrangères, je ne dispose pas d'informations précises. Q: Selon des reportages, lors de la communication téléphonique entre le Premier Ministre Gordon Brown et le Premier Ministre Wen Jiabao, ce dernier a fait savoir que si le Dalaï Lama répondait à deux conditions, le gouvernement central pourrait dialoguer avec lui. Veuillez confirmer cette information? Selon le gouvernement chinois, il y a suffisamment de preuves pour montrer que l'incident de Lhassa a été prémédité par la clique du Dalaï Lama. Quand vous allez révéler ces preuves? Est-ce que le gouvernement chinois est satisfait des reportages des médias occidentaux? Si les journalistes occidentaux sont autorisés à faire des reportages sur place, croyez-vous qu'ils fourniront des informations honnêtes? R: Concernant la communication téléphonique entre le Premier Ministre Gordon Brown et le Premier Ministre Wen Jiabao, j'en ai déjà parlé tout à l'heure. Les informations données par certains médias ne sont pas exactes, je voudrais encore une fois faire un éclaircissement. Le Premier Ministre Wen Jiabao a réaffirmé la position de principe du gouvernement chinois sur l'engagement d'un dialogue avec le Dalaï Lama, à savoir: le Dalaï Lama doit renoncer à ses position et revendications pour l'"indépendance du Tibet" et cesser ses activités séparatistes. Sur cette base, nous laissons la porte toujours ouverte pour les négociations. Je suis sûr qu'avec le progrès du jugement de l'affaire, les autorités compétentes révèleront les preuves susceptibles d'être publiées. En fait, en lisant ces derniers jours les reportages concernés dans des médias étrangers, on peut également constater que la clique du Dalaï Lama a été impliquée dans cet incident de violence. Toutes les activités menées par la clique du Dalaï Lama à l'étranger prouvent ouvertement son implication dans cette affaire. Nous avons noté que ces derniers jours, les médias étrangers ont suivi de très près les incidents de violence survenus à Lhassa et à d'autres endroits et publié de nombreux reportages en la matière. Certains sont objectifs et d'autres ne sont pas conformes à la réalité. Nous espérons que les médias adopteront une attitude responsable, respecteront les faits et feront des reportages objectifs et justes conformément aux normes de professionnalisme de la presse. Quant à vos souhaits d'aller faire des reportages sur place au Tibet, nous les comprenons bien et nous faisons de notre mieux pour arranger le voyage. Mais pour certains reportages, surtout ceux qui déforment gravement la réalité, cela n'a rien à voir avec la visite sur place, il s'agit plutôt d'une question de connaissances générales, voire de la déontologie de la presse. Q: Après-demain, des élections auront lieu à Taiwan pour élire les soi-disant dirigeants locaux. Le candidat du Kuomintang Ma Yingjiu a critiqué la manière dont le gouvernement chinois a traité l'incident de Lhassa et s'est prononcé pour l'éventuel boycottage des Jeux Olympiques de Beijing. Quel est le commentaire du gouvernement central là-dessus? R: La réalité et la nature de l'incident survenu à Lhassa au Tibet sont claires. En ce qui concerne votre question, je vous renvoie aux autorités compétentes. Q: Auparavant, lorsqu'un dirigeant d'un gouvernement étranger avait reçu le Dalaï Lama, vous disiez que cela blessait profondément le peuple chinois. A l'avenir, si des dirigeants de gouvernements étrangers continuent à recevoir le Dalaï Lama, est-ce que les relations entre la Chine et ces pays seront compromises? R: Notre position sur cette question est claire. En fait, les crimes extrêmement violents perpétrés à Lhassa ont, une fois de plus, dévoilé pleinement la nature séparatiste de la clique du Dalaï Lama. Nous espérons que la communauté internationale ainsi que les pays et gouvernements concernés discerneront clairement la nature séparatiste de la clique du Dalaï Lama et n'accorderont aucun soutien, sous quelque forme que ce soit, ni au Dalaï Lama ni à ses activités séparatistes. Q: Pourriez-vous nous dire combien de personnes ont trouvé la mort à Lhassa? Est-ce que le bilan de 13 morts annoncé plus tôt comprend seulement les civils innoncents, ou aussi les criminels? Selon des reportages, des forces militaires impressionnantes dans l'Ouest de la Chine sont entrées au Tibet pour renforcer le contrôle de sécurité dans cette région. Veuillez nous le confirmer? R: En ce qui concerne le nombre des victimes de ces crimes violents perpétrés à Lhassa, un responsable du gouvernement de la Région autonome du Tibet l'a déjà annoncé aux médias il y a quelques jours, et je n'ai pas de nouveau chiffre. Les 13 morts sont les civils innoncents qui ont péri dans les feux ou ont été tués à coups de manchette par les criminels. Quant à votre deuxième question, je ne dispose pas d'informations à l'heure actuelle. Q: Les "élections" auront lieu à Taiwan samedi prochain. La population de Taiwan suit de très près les mesures prises par le gouvernement central pour traiter la question du Tibet. Si on n'arrive pas à bien traiter cette question, comment peut-on bien régler la question de Taiwan qui est liée à la réunification pacifique? R: Pour la question concernant les relations entre les deux rives du Détroit, je vous prie de vous renseigner auprès des autorités compétentes. Q: Vous avez dit tout à l'heure qu'à travers les reportages de la presse occidentale, on peut constater que la clique du Dalaï Lama a été impliquée dans les incidents à Lhassa. En fin de compte, qu'est-ce que c'est la clique du Dalaï Lama? S'agit-il des personnes ou organisations qui soutiennent l'"indépendance" du Tibet et qui sont installées au Royaume-Uni, en Inde et aux Etats-Unis ? Comment se communiquent-ils entre eux? Deuxième question, récemment, de nombreuses critiques contre la Chine se répandent dans le monde, portant sur la question du Tibet, la question du Darfour et la pollution atmosphérique. D'après vous, s'agit-il simplement des propos de certains individus, ou vous croyez que la communauté occidentale toute entière ne veut pas voir la réussite des Jeux Olympiques de Beijing, ou encore vous pensez que les gouvernements des pays occidentaux cherchent à profiter de cette occasion pour faire plus de pression sur la Chine? R: S'agisssant de votre première question, comme je vous ai dit tout à l'heure, les faits sont réels, et personne ne peut les dénaturer ni les camoufler. Tôt ou tard, la vérité finira par se faire jour. J'ai la conviction qu'au fur et à mesure de l'enquête, plus de preuves seront rendues publiques. Non seuelement à Lhassa, mais aussi dans certains endroits en Chine et dans certains pays, ces crimes et des attaques contre des représentations diplomatiques de la Chine se produisent simultanément. Croyez-vous que c'est un hasard de voir cette connivence à l'intérieur et à l'extérieur de la Chine? S'agit-il d'un cas isolé? Sur votre deuxième question, nous sommes pour le développement des relations d'amitié et de coopération avec tous les pays du monde conformément à la Charte des Nations Unies et aux normes régissant les relations internationales reconnues par tous. Le peuple chinois est un peuple bienveillant et épris de paix. Nous souhaitons développer des échanges avec les peuples des différents pays du monde pour renforcer la compréhension mutuelle. Le gouvernement chinois est un gouvernement responsable. Nous sommes favorables au renforcement de la coopération internationale et à la promotion du développement commun, et nous œuvrons à la paix, à la stabilité et au développement dans le monde. Dans la communauté internationale, il y a certains qui ne veulent pas voir la Chine se développer et tentent de dresser des obstacles sur la voie du développement de la Chine. Les exemples que vous avez cités représentent seulement une poignée de personnes qui agissent contre le courant historique et l'aspiration commune des peuples de tous les pays du monde. Ces personnes ne représentent ni la communauté internationale ni le courant du monde, et leurs tentatives sont impopulaires et vouées à l'échec. La plupart des pays du monde s'en tiennent au principe d'une seule Chine, et aucun pays ne reconnaît l'"indépendance du Tibet" ni le soi-disant "gouvernement en exil du Tibet". Tous les pays du monde souhaitent développer les relations d'amitié et de coopération avec la Chine, tel est la tendance générale et le courant principal dans le monde. Q: Vous avez dit tout à l'heure que des enquêtes se poursuivaient. Alors qui dirige ces enquêtes? Quand ces enquêtes seront-elles terminées? Y aura-t-il des procès? R: La Chine est un Etat de droit. Les départements chargés d'appliquer la loi et les départements judiciaires chinois ont pour mission de mener des enquêtes et de traiter les infractions à la loi et les crimes. Toute personne ayant enfreint la loi n'échappera pas aux sanctions par la loi. Q: Vous avez dit que les 13 morts étaient tous des civils innocents. Pouvez-vous rendre public le nombre des morts et des blessés parmi les manifestants? R: J'ai bien dit qu'en tant que porte-parole du Ministère des Affaires étrangères, je ne dispose pas d'informations précises sur le traitement de cette affaire par les autorités compétentes chinoises. Si cela vous intéresse, je vous propose de vous renseigner auprès des autorités compétentes.
Q: Vous avez dit tout à l'heure que tout gouvernement doit traiter les incidents de violence survenus dans son pays en vertu de la loi. D'après le gouvernement chinois, est-il légal en Chine d'exprimer des opinions politiques sur la démocratie et les politiques régionales en recourant aux moyens pacifiques et non violents? R: Je vous prie de lire la Constitution chinoise. Elle garantit les libertés d'expression, de rassemblement et d'association des citoyens chinois. Tout en jouissant de ces libertés, les citoyens ont la responsabilité et le devoir de respecter la loi. En même temps, personne ne peut porter atteinte aux intérêts publics. La loi garantit à toutes les ethnies de toutes les régions chinoises le droit d'exprimer les opinions par des canaux divers. Q: Comment définissez-vous la "clique du Dalaï Lama"? Sont-ils quelques individus ou des centaines de personnes? Sont-ils à Dharamsala en Inde? Comment est-ce qu'ils fonctionnent et se financent? Avez-vous découvert à temps le "soulèvement" des Tibétains? R: En réalité, vous devriez connaître parfaitement la définition de la "clique du Dalaï Lama". Ne sont-ils pas un groupe d'individus qui, ayant à leur tête le Dalaï Lama, se livrent constamment aux activités visant à diviser la Chine? N'avez-vous toujours pas découvert leur nature à travers leurs agissements de ces derniers jours? Nous avons la capacité de préserver la stabilité sociale et de défendre la souveraineté nationale, la sécurité et l'intégrité territoriale du pays. Vous qualifiez cet incident de soi-disant "soulèvement". Je ne sais pas si cela traduit votre mauvaise compréhension ou c'est votre tendance politique. Cet incident n'est nullement un soi-disant "soulèvement". Les faits montrent qu'il s'agit d'un crime et d'un péché. Si l'on n'arrive même pas à reconnaître ce point-là, il n'y aura plus de justice dans le monde. Q: Vous avez dit que l'enquête sur l'incident survenu la semaine dernière était en cours. Comme l'enquête n'est pas encore terminée, comment pouvez-vous affirmer que la clique du Dalaï Lama tire les ficelles en coulisse? Deuxième question, je sais que maintenant le Tibet n'est pas sûr, alors est-ce que les provinces du Sichuan et du Gansu sont sûres pour les touristes? R: J'ai répondu au moins deux fois à votre première question. Je ne veux plus abuser du temps des autres. Concernant votre deuxième question, compte tenu de la situation dans certaines autres régions, et pour assurer la sécurité des touristes étrangers, nous déconseillons aux touristes étrangers de s'y rendre pour le moment. Question du même journaliste: Quels sont les endroits où il est déconseillé aux touristes étrangers de se rendre? R: Vous les avez déjà mentionnés dans votre question. Vous ne les savez vraiment pas? Soyez assuré que le gouvernement chinois est tout à fait capable de maintenir la stabilité sociale et de protéger la sécurité des touristes. Q: Les conditions préalables pour l'engagement de négociations entre le gouvernement chinois et le Dalaï Lama sont: premièrement, le Dalaï Lama renonce à sa revendication de l'"indépendance", et deuxièmement, il renonce au recours à la violence. Il semble que cette semaine, le Dalaï Lama a déjà satisfait à ces deux conditions. Pourtant, le gouvernement chinois n'a pas cessé de l'accuser en disant qu'il fallait prêter attention non seulement à ce qu'il disait mais aussi à ce qu'il faisait. Il paraît que le Dalaï Lama ne pourra jamais satisfaire aux demandes du gouvernement chinois. Quelles sont exactement les conditions qu'il doit satisfaire pour que le gouvernement chinois puisse engager un dialogue avec lui? R: J'ai déjà présenté la postion du gouvernement central chinois sur l'engagement du dialogue avec le Dalaï Lama et je ne vais pas la répéter. Pour le Dalaï Lama, il faut non seulement écouter ce qu'il a dit mais surtout observer ce qu'il a fait. Q: Vous avez dit que c'était le Dalaï Lama qui avait prémédité les crimes de violence à Lhassa. Cela signifie qu'il est un criminel. La Chine a-t-elle demandé au gouvernement indien de l'extrader ou à l'Interpol de lui prêter assistance dans l'enquête? Si tel n'était pas le cas, pourquoi le gouvernement chinois n'a-t-il pas fait recours à ces moyens? R: Notre politique sur le Dalaï Lama est constante et claire, elle n'a pas changé. Q: Lors de sa communication téléphonique avec le Premier Ministre Golden Brown, le Premier Ministre Wen Jiabao a dit que la condition pour engager un dialogue avec le Dalaï Lama est que ce dernier renonce à l'"indépendance" du Tibet et s'oppose à la violence. Il me semble que cette semaine le Dalaï Lama a déjà rempli ces deux conditions. Est-ce qu'on peut dire que le moment est venu pour un dialogue entre le gouvernement chinois et le Dalaï Lama? R: Nous demandons au Dalaï Lama d'abandonner réellement sa revendication de l'"indépendance du Tibet" et de cesser complètement toutes les activités visant à diviser la patrie. Nous devons non seulement écouter ses propos, mais surtout observer ses actes. Les incidents survenus récemment montrent bien qu'il est loin d'être celui qu'il prétend être. Nous espérons qu'il procédera à un profond examen de conscience pour ainsi créer les conditions au dialogue. Il prétend qu'il n'est pas un séparatiste, mais ses revendications et ses actes révèlent qu'il n'a jamais cessé ses activités séparatistes. Q: Le Ministre des Affaires étrangères de la République de Corée Yu Myung-Hwan est arrivé aujourd'hui en Chine pour une visite. Pouvez-vous nous donner des précisions sur le programme de sa visite, y compris les personnalités chinoises qu'il va rencontrer et les principaux sujets de discussion? R: Ce matin, le Ministre Yu Myung-Hwan a rencontré le Directeur général du Département international du Comité central du PCC Wang Jiarui, et il sera reçu cet après-midi par le Premier Minsitre Wen Jiabao. Il s'entretiendra demain matin avec son homologue Yang Jiechi et aura une rencontre avec le Conseiller d'Etat Dai Bingguo demain après-midi. Si vous n'avez plus de questions, je lève la séance. Merci et à la prochaine! |


